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lundi, juin 17 2013

C’est parce qu’ils mangent trop de fast food


Media started reporting increasing heart attack of youth, “It’s due to having too much fast food”
http://fukushima-diary.com/2013/06/media-started-reporting-increasing-heart-attack-of-youth-its-due-to-having-too-much-fast-food/

Traduction FD:

La presse commence à rapporter l’augmentation des attaques cardiaques chez les jeunes. “C’est parce qu’ils mangent trop de fast food”

Le 16 juin 2013, une des sources de la grande presse, le “Sankei” rapporte que les attaques cardiaques (infarctus du myocarde) sont en augmentation inhabituelle chez les jeunes garçons depuis peu, chose rare avant chez les 20 – 30 ans. Certains de ces patients en augmentation ont la vingtaine ou même 18 ans.

Le Sankei se réfère à la déclaration du Dr Yasuda, directeur du service de médecine cardiovasculaire du Centre National de Médecine Cardiovasculaire et Cérébrale, disant que c’est du à une consommation excessive de fast food et à un manque d’exercice.
Ils ont aussi mentionné du “stress mental” et du “stress du froid” en explication des attaques cardiaques chez les jeunes femmes en parfaite santé. Ils en concluent qu’il est plus important d’avoir une bonne hygiène de vie que de bons traitements médicaux.

Note : Le Fukushima Diary affirme depuis longtemps que les problèmes cardiaques vont devenir fréquents en particulier pour les hommes jeunes et la grande presse attribue ça à une trop grande consommation de fast food.
C’est en train de devenir de façon superbe exactement ce qu’on en disait.
Inutile de dire que “ça n’a rien à voir avec la radioactivité” …

samedi, juin 15 2013

Amplification biologique


“Chilling Phenomena”: Fungus emitting radiation 70 times higher than nearby asphalt — “A boy sitting on that patch could do real damage to his gonads”
http://enenews.com/chilling-phenomena-fungus-emitting-radiation-70-times-higher-than-nearby-asphalt-a-boy-sitting-on-that-patch-could-do-real-damage-to-his-gonads

"Phénomène inquiétant": Des champignons émettant des rayonnements 70 fois plus élevés que l'asphalte proche - "un garçon s'asseyant sur cette tache de moisissure pour suivre un match pourrait réellement endommager ses gonades
Source: Fairewinds Energy Education
Auteur: Art Keller

Date: Le 13 Juin, 2013

(...) Une des premières démonstrations menée par l'équipe de Kevin Wang se passait dans une école japonaise encore ouverte. La contamination est généralisée et inclus des accumulations troublantes de rayonnement dans les matériaux organiques. L'allée d'asphalte a été contaminée, mais l'herbe à côté d'elle était quatre fois plus radioactive que l'asphalte. Le pire ce sont les taches de moisissure sur les gradins au terrain de baseball de l'école, qui avaient absorbé des radionucléides à un tel degré qu'elles émettaient un rayonnement à plus de 70 fois celui de l'asphalte contaminé.

Sam Engelhard, un hygiéniste industriel et technicien en radioprotection certifié décrit cet inquiétant phénomène du champignon transformé en éponge du rayonnement comme «un exemple remarquable d'amplification biologique."

Wang a dit plus crûment: "Un garçon assis sur le patch pour regarder un match de base-ball pourrait faire de réels dommages à ses gonades." (...)

vendredi, juin 14 2013

Résurrections


(Resuscitation) In 2005 JP media reported over 1.5 million died in Ukraine due to Chernobyl, in 2011 JP Gov “Only 43″
http://fukushima-diary.com/2013/06/resuscitation-in-2005-jp-media-reported-over-1-5-million-died-in-ukraine-due-to-chernobyl-in-2011-jp-gov-only-43/

(Résurrections) En 2005, la presse nippone rapportait que plus d’un million et demi de gens étaient morts en Ukraine à cause de Tchernobyl, en 2011 le gouvernement dit “43 seulement”

Le 23 avril 2005, 6 ans avant le 11-3, l’ Information Telegram Agency de Russie rapportait que, selon le Research of Chernobyl handicapped people’s union, plus de 1,5 millions de gens sont morts en Ukraine à cause de l’accident nucléaire de Tchernobyl.

Selon ces recherches, 3,5 millions de gens ont été irradiés et 1,2 millions d’entre eux étaient des enfants ukrainiens. La nouvelle avait été reprise par la presse japonaise, communications conjointes.

Néanmoins, le 15 avril 2011, soit un mois après le 11-3, le Cabinet Japonais déclarait seulement 43 personnes sont mortes de l’accident de Tchernobyl. 28 décès sont ainsi imputés à une irradiation grave. Le reste est attribué aux cancers de la thyroïde des enfants contaminés par du lait.

Il n’y a eu aucun communiqué concernant un développement brusque d’une technologie de résurrection.

http://kitanoyamajirou.hatenablog.com/entry/2013/03/18/003720 http://www.kantei.go.jp/saigai/senmonka_g3.html

Savez-vous pourquoi ceci ne passe pas à la télé ?

mardi, juin 11 2013

Presbytie prematurée

“12 y.o son had presbyopia after evacuating Chiba”
http://fukushima-diary.com/2013/06/express-12-y-o-son-had-presbyopia-after-evacuating-chiba/

“mon fils de 12 ans est presbyte après évacuation sur Chiba”
Présentation des tweets importants sous Express pour mise à jour simultanée.

<Traduction> Le médecin a diagnostiqué de la presbytie à mon fils de 12 ans. Le médecin est perplexe lui aussi. Il y a un a et demi qu’on a évacué dans la région de Tokatsu dans Chiba. Ils disent que la radioactivité accélère le vieillissement. Je me demande si c’est le cas. ・・・ <Fin>

<Traduction> ・・・ Une clinique privée nous a recommandés à un hôpital préfectoral et le résultat de l’examen est “presbytie”. La cause n’en est pas vérifée. <Fin>

La région de Tokatsu est connue pour être un point chaud. Cette famille a évacué dans la préfecture d’Oita.

Voir: Le Vieillissement Accéléré comme Conséquence de la Catastrophe de Tchernobyl
http://aweb2u.free.fr/dotclear/index.php?post/2011/07/04/Le-Vieillissement-Accelere-comme-Consequence-de-la-Catastrophe-de-Tchernobyl

Faire sécher le linge dehors


“My friend in Fukushima said she wants to see a dream of hanging clothes outside”
http://fukushima-diary.com/2013/06/express-my-friend-in-fukushima-said-she-wants-to-see-a-dream-of-hanging-clothes-outside/

Traduction FD:

“Mon amie de Fukushima dit qu’elle voudrait voir se réaliser le rêve de faire sécher le linge dehors”

Présentation des tweets importants sous Express pour mise à jour simultanées.

<Traduction>
Une de mes amies de Fukushima m’a dit qu’elle voulait réaliser le rêve de faire sécher le linge dehors.Je me demande combien de gens comprennent ce que ça veut dire.
<Fin>

dimanche, juin 9 2013

Académie de Médecine de New-York les 11 et 12 Mars 2013

Les conséquences médicales et écologiques de l'accident nucléaire de Fukushima, première journée

11 Mars 2013

Un symposium unique de deux jours tenu à l'Académie de Médecine de New-York les 11 et 12 Mars 2013, pour le second anniversaire de l'accident, au cours duquel un groupe d'éminents scientifiques internationaux dans les domaines de la médecine et de la biologie, des ingénieurs nucléaires et des experts en politique ont présenté des exposés et discuté des conséquences bio-médicales et écologiques de la catastrophe de Fukushima.

Un projet de la Fondation Helen Caldicott, le symposium est coparrainé par Physicians for Social Responsibility (Médecins pour une Responsabilité Sociale).

Première session:
DESCRIPTION ET ANALYSE DE L'ACCIDENT

Modérateur : Donald Louria, Docteur en Médecine, Président honoraire, département de médecine préventive et de santé communautaire, Université de Médecine et Odontologie du New Jersey

dr-hisako-sakiyama.jpgHisako Sakiyama, Docteur en médecine, chercheur à l'Institut National des Sciences Radiologiques, membre de la Commission d'Enquête Indépendante sur l'Accident Nucléaire de Fukushima

Évaluation du risque des faibles doses de radioactivité au Japon.
Qu'est-ce qui est devenu clair avec l'enquête de la Diète (Parlement) sur Fukushima ?

Transcription en français de la conférence

jeudi, juin 6 2013

Scanner dans l'enfance et cancer


Cancer risk in 680 000 people exposed to computed tomography scans in childhood or adolescence: data linkage study of 11 million Australians
http://www.bmj.com/content/346/bmj.f2360

Un scanner dans l’enfance augmenterait le risque de cancer

JIM.fr 31 mai 2013

L'utilisation croissante du scanner depuis les années 80 a fait naître des craintes quant à sa responsabilité dans l'apparition de cancers, particulièrement quand l'exposition a lieu dans l'enfance. Des estimations ont été faites mais qui étaient plutôt des projections à partir des risques constatés chez des personnes exposées à de fortes doses d'irradiations, comme les survivants des bombes atomiques au Japon. Les doses de radiations émises lors d'un scanner sont très loin de ces cas de figures. Elles se situent en effet entre 5 et 50 mGy pour chaque organe. Il est dès lors difficile d'estimer le danger qu'elles peuvent comporter.

Une équipe australienne a réalisé la plus grande étude de cohorte sur ce sujet , sur une population de près de 11 millions de personnes, âgées de 0 à 19 ans, entre le 1er janvier 1985 et le 31 décembre 2005. Au total 680 211 de ces personnes ont été exposées à l'irradiation d'un scanner au moins une fois pendant cette période.

Augmentation du risque de 24 % après un scanner

Pendant la période d'observation, prolongée jusqu'en décembre 2007, 60 674 cancers ont été diagnostiqués dans la population totale étudiée et 3 150 d'entre eux sont survenus après une exposition à un scanner (plus d'un an après). Le risque de cancer apparaît augmenté de 24 % pour les sujets qui ont été exposés aux radiations d'un scanner, par rapport à ceux non exposés, en tenant compte de l'âge, du sexe et de l'année de naissance (incidence rate ratio 1,24 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,20 à 1, 29).

Bien qu'ils reconnaissent qu'il est impossible d'être formel sur la relation de cause à effet, les auteurs insistent sur plusieurs points : - l'incidence des cancers augmente avec le nombre de scanners réalisés, de 16 % pour chaque scanner supplémentaire ; - l'augmentation de l'incidence rate ratio est proportionnellement supérieure quand l'exposition a lieu avant l'âge de 5 ans ; - la plus grande différence entre sujets exposés et non exposés est constatée pour les tumeurs solides touchant les jeunes filles ; - il existe une corrélation entre le siège du cancer et le site irradié, avec la plus grande augmentation constatée pour l'incidence des leucémies et des myélodysplasies après exposition de la moelle osseuse au cours des scanners abdominaux et pelviens.

Les auteurs espèrent inciter les praticiens à mieux peser les indications des scanners chez l'enfant, en s'appuyant si besoin sur des outils d'aide à la décision. Ils citent l'exemple des nombreux scanners demandés chez les enfants à la suite des traumatismes crâniens ou en cas de suspicion d'appendicite et qui sont loin d'être toujours justifiés.

lundi, juin 3 2013

Accablant pour le gouvernement japonais


Fukushima : le Japon rejette un rapport accablant de l’ONU
http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/06/02/fukushima-japon-rejette-rapport-accablant-lonu-242873

Thierry Ribault | Economiste au CNRS

TRIBUNE
Le 27 mai, Anand Grover, rapporteur spécial du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, présentait à Genève les résultats de sa mission de novembre dernier à Fukushima. Une fois n’est pas coutume, les Nations unies ont fait leur travail : protéger. Ou, tout au moins, émettre la ferme intention de le faire. Voici les principales conclusions de ce rapport (PDF) accablant pour le gouvernement japonais.
(...) suite sur Rue89.com

samedi, juin 1 2013

C'est une véritable honte


Nuclear's green cheerleaders forget Chernobyl at our peril
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/apr/01/fukushima-chernobyl-risks-radiation

Les chefs de claque verts nucléaires oublient Tchernobyl à nos risques et périls
Les experts qui minimisent les risques des radiations ignorent les victimes du passé. La crise de Fukushima pourrait être pire

John Vidal
The Guardian, vendredi 1er Avril 2011 20.00 BST

Chaque jour, il y a plus de difficultés à résoudre la crise nucléaire japonaise et il est assez clair que l'industrie et les gouvernements nous disent peu, n'ont aucune idée de combien de temps il faudra pour contrôler la situation, ou ce que peut être le risque réel de contamination cumulative.

Les autorités nous rassurent en disant qu'il n'y a pas de danger immédiat et quelques écologistes absolutistes obsédés par l'énergie nucléaire en raison de l'urgence de limiter les émissions (de gaz à effet de serre) répètent le mantra de l'industrie que seules quelques personnes sont mortes à cause de Tchernobyl - le pire accident nucléaire de l'histoire. Ceux qui sont en désaccord sont conspués et mis dans le même camp que ceux qui nient les changements climatiques.

Je préfère les paroles de Alexey Yablokov, membre de l'Académie russe des sciences, et conseiller du président Gorbatchev à l'époque de Tchernobyl: "Quand vous entendez « pas de danger immédiat » (de radiations nucléaires), alors vous devriez fuir aussi loin et aussi vite que possible ".

Il y a cinq ans, j'ai visité les zones encore fortement contaminés de l'Ukraine et de la frontière du Bélarus, où une grande partie du panache radioactif de Tchernobyl est retombé le 26 Avril 1986. Je mets au défi le scientifique en chef John Beddington et les écologistes comme George Monbiot ou n'importe quel expert qui minimisent aujourd'hui les risques de rayonnement de parler avec les médecins, les scientifiques, les mères, les enfants et les villageois qui ont été laissés avec les conséquences d'un accident nucléaire majeur.

C'était démoralisant. Nous sommes allés d'hôpital à hôpital et d'un village contaminé à un autre. Nous avons trouvé des bébés déformés et porteurs d'anomalies génétiques dans les quartiers; des enfants pitoyablement malades dans les maisons, des adolescents ayant un retard de croissance et torses nains; des fœtus sans cuisses ou sans doigts et des villageois qui nous ont dit que chaque membre de leur famille était malade.

C'était 20 ans après l'accident, mais nous avons entendu parler de nombreux clusters inhabituels de personnes atteintes de cancers rares des os. Un médecin, en larmes, nous a dit qu'une grossesse sur trois dans certains endroits était malformée et qu'elle avait été submergée par des personnes souffrant de troubles du système immunitaire et endocrinien. D'autres ont dit qu'ils voyaient toujours du césium et du strontium dans le lait des femmes qui vivent loin des zones considérées comme les plus touchés, et un rayonnement significatif encore dans la chaîne alimentaire. Des villages déclaraient que "le collier de Tchernobyl" - cancer de la thyroïde - était si commun que devenu banal, beaucoup présentaient des signes de vieillissement accéléré.

Les médecins et les scientifiques concernés directement par la catastrophe ont déclaré que le tribut "officiel" de l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'ONU, à travers son Forum de Tchernobyl, de 50 morts et peut-être de 4000 décès éventuels était insultant et grossièrement simpliste. Le Centre Scientifique de l'Ukraine pour le rayonnement, qui a estimé que la mortalité infantile a augmenté de 20 à 30% après l'accident, a déclaré que leurs données n'avaient pas été acceptées par les Nations Unies, car elles n'avaient pas été publiées dans une grande revue scientifique.

Konstantin Tatuyan, l'un des "liquidateurs" qui avaient aidé à nettoyer l'usine, nous a dit que presque tous ses collègues étaient morts ou avaient des cancers d'une sorte ou d'une autre, mais que personne ne lui avait jamais demandé des preuves. Il brûlait de ressentiment contre la façon dont l'ONU, l'industrie et les experts mal informés avaient minimisé la catastrophe.

Même s'il y a eu des milliers d'études européennes à l'est sur les effets sanitaires des rayonnements de Tchernobyl, seul un très petit nombre ont été acceptées par l'ONU, et il y a eu seulement une poignée d'études internationales qui tentent d'évaluer un chiffre global. Elles vont du comité scientifique de l'ONU sur les effets de l'étude des rayonnements ionisants (57 décès directs et 4.000 cancers attendus) à celles de l'internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), qui a estimé que plus de 10.000 personnes ont été touchées par le cancer de la thyroïde seul et que 50.000 cas pourraient être attendus.

Agrandissant l'échelle, un rapport de 2006 pour les eurodéputés Verts a proposé jusqu'à 60.000 morts possibles, Greenpeace a recueilli les témoignages de 52 scientifiques et estime les décès et les maladies comme les cancers terminaux à 93.000 déjà et peut-être 140.000 de plus dans le temps. L'utilisation d'autres données, de l'Académie russe des sciences médicales a montré en 2006 que 212.000 personnes avaient été tuées en conséquence directe de Tchernobyl.

À la fin de 2006, Yablokov et deux de ses collègues, en tenant compte de la baisse mondiale des naissances et l'augmentation des cancers observés après l'accident, ont estimé dans une étude publiée dans les annales de la New York Academy of Sciences que 985.000 personnes étaient déjà mortes et l'environnement dévasté. Leurs conclusions ont été accueillies avec un silence presque complet par l'Organisation mondiale de la santé et l'industrie.

Alors, à qui peut-on faire confiance quand les estimations balancent si follement? Faut-il croire les preuves empiriques des médecins, ou des gouvernements et des industriels soutenus par leurs sociétés de relations publiques? L'énergie nucléaire est devenue si politisée que vous pouvez maintenant choisir vos données, pourrir vos adversaires, et ignorer tout ce que vous n'aimez pas. Le fait est que nous ne saurons jamais la vérité sur Tchernobyl parce que les documents sont perdus, des milliers de personnes provenant de 24 pays qui ont nettoyé le site se sont dispersées à travers le vaste ex-Union soviétique, et de nombreuses personnes ont trouvé la mort.

Fukushima n'est pas Tchernobyl, mais il est potentiellement pire. Il s'agit d'une catastrophe à plusieurs réacteurs qui se passe dans les 150 miles d'une métropole de 30 millions de personnes. Si c'était arrivé à Sellafield, il y aurait panique dans toutes les grandes villes en Grande-Bretagne. Nous ne savons toujours pas le résultat final, mais entendre des experts affirmant que le rayonnement nucléaire n'est pas si grave, ou que cet accident démontre la nécessité de l'énergie nucléaire, c'est une véritable honte

Nous ne voyons pas d'issue

Lettre de Janick Magne aux députés français ce jour http://www.netoyens.info/index.php/contrib/30/05/2013/je-vous-ecris-du-japon

(envoyée à chacun d'eux sur leur e-mail de l'Assemblée)

De Tokyo, Japon, le 30 mai 2013

Mesdames et Messieurs les députés,

Je vous écris du Japon, je viens d’apprendre qu’un débat au sein de l’Assemblée Nationale, ce soir, fera enfin sortir de l’ombre la douloureuse question du nucléaire. Vous allez notamment évoquer l’accident de Fukushima. Je vous dis MERCI d’aborder enfin ce que nous savons tous ici, au Japon, mais que personne ne veut entendre en France. Laissez-moi rêver et espérer un peu : je vais vous parler du Japon en quelques lignes et je souhaite que vous lisiez ce message avant votre première réunion....

Oui, la situation à Fukushima est terrifiante. Non, nous ne voyons pas d’issue.

(...) Suite sur Netoyens! Info

jeudi, mai 30 2013

Jusqu'à 20 millisievert/an

Les gens de Fukushima devront retourner chez eux là où l’irradiation externe monte jusqu’à 20 mSv par an.
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-gens-de-fukushima-devront-retourner-chez-eux-la-ou-lirradiation-externe-monte-jusqua-20-msv-par-an/
Publié le 29 mai 2013

C’est le choix du gouvernement japonais.
En Biélorussie c’est la limite de 5 mSV/an qui a été appliquée pour le retour des populations, 5 ans après l’accident de Tchernobyl.
Aux États-Unis c’est 20 mSv la première année, 5mSv la suivante
En France ce serait 10 mSv/an.

Voir la carte (francisée) du nouveau zonage réalisée par l’Asahi Simbum. Voyez l’étendue de la zone à 5mSv/an. la carte du nouveau zonage par Asahi simbum

L’option de 5 mSv/an maximum avait été étudiée par le gouvernement japonais: 13% de la surface de la province de Fukushima est à plus de 5mSv/an dont une partie des villes de Fukushima et Koriyama. Évacuer à 10 mSv/an aurait entraîné le déplacement de 70.000 personnes supplémentaires selon l’IRSN.

Une option à 1mSv/an (le maximum d’exposition légale des populations hors accident) aurait entraîné l’évacuation de tous les habitants de la préfecture.

Le gouvernement a conclu que la province ne peut pas survivre économiquement à une évacuation des populations à 5mSv/an; et aussi que cela ferait augmenter de façon dramatique le montant des indemnisations.

L’administration prépare donc un retour des populations même si les travaux de décontamination ne permettent pas d’atteindre le seuil de 1mSv/an, ce qui serait le but visé.

Plusieurs administrations locales ont admis que les travaux de décontamination n’ont pas fourni les résultats escomptés. Le gouverneur de la préfecture de Fukushima, Yuhei Sato pense que l’objectif d’atteindre 1 millisievert n’est pas réaliste. Et il sera difficile d’atteindre l’objectif de «zéro évacués» en 2020 en l’état actuel des choses.

(...) suite sur Vivre après Fukushima

mercredi, mai 22 2013

Irradiés et sous-payés


A Fukushima, des "nettoyeurs" irradiés et sous-payés
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/21/a-fukushima-des-nettoyeurs-irradies-et-sous-payes_3414880_3244.html

Ils sont toujours plus de 3 000 "nettoyeurs" à se relayer sans cesse sur la centrale détruite de Fukushima. Deux ans après la catastrophe nucléaire, les polémiques n'en finissent pas sur les conditions de travail de ces liquidateurs qui, loin de s'améliorer, sont toujours plus alarmantes. Le 22 avril, l'Asia-Pacific Journal a publié une tribune de Sumi Hasegawa, chercheuse à l'université McGill de Montréal, qui met en évidence la pénibilité des taches confiées aux ouvriers de la centrale.

Cette lettre ouverte est adressée au premier ministre et au ministre de la santé japonais, ainsi qu'à la direction de Tepco. La compagnie d'électricité est mise en cause dans des reportages diffusés récemment au Japon et qui mettent en évidence la détérioration de la situation des employés de la centrale.

Ils reçoivent des doses de radioactivités très élevées. En trois mois, ils peuvent accumuler jusqu'à 50 mSv (millisievert). Mais c'est bien pire pour ceux qui sont embauchés pour ramasser les débris. En quelques jours, certains auraient reçu jusqu'à 100 mSv, le seuil limite en France pour cinq années consécutives. Beaucoup ne passent jamais de tests ou sont autorisés à continuer leur travail alors qu'ils ont dépassé les taux réglementaires. Face aux critiques qui s'accumulent depuis deux ans, la firme s'est décidée à réagir.

(...) lire la suite sur le Monde.fr

samedi, mai 18 2013

Donnez nous une bonne idée


Endlessly increasing contaminated water - Tepco “Please give us a good idea”
http://fukushima-diary.com/2013/05/endlessly-increasing-contaminated-water-tepco-please-give-us-a-good-idea/

Eaux radioactives augmentant sans fin - Tepco : “Donnez-nous une bonne idée s’il vous plait”

Concernant les volumes d’eau contaminées augmentant sans fin, Tepco a déclaré qu’ils ne peuvent pas construire de mur souterrain imperméable.

Comme le Fukushima Diary l’a publié, il n’existe aucun moyen technique pour empêcher l’augmentation des quantités d’eaux contaminées dans la centrale nucléaire de Fukushima. (cf. Analyse - Il n’y a aucun moyen d’empêcher l’eau du sous-sol d’inonder la centrale) 400 tonnes d’eaux souterraines envahissent quotidiennement la centrale. Tepco est à court de systèmes de stockage.
Tepco a proposé de construire un mur étanche souterrain pour bloquer le flot des eaux souterraines. (Le professeur assistant Koide avait lui aussi suggéré cette idée.)
Selon Tepco, s’ils bloquent le flux des eaux souterraines entrant dans la centrale, alors les eaux radioactives des réacteurs (actuellement contenues par les eaux d’infiltration) vont pouvoir sortir hors des bâtiments des réacteurs.
Ils ont déclaré, au cours de leur conférence de presse du 16 mai 2013 : “Nous souhaiterions dans ce débat que quelqu’un nous suggère une bonne idée“.
Le Fukushima Diary pense que c’est un accident que personne n’a jamais connu. A ce jour de 2013, il n’existe aucun moyen technique d’arrêter l’augmentation des eaux contaminées. L’officialisation du débordement des eaux radioactives dans la mer n”est qu’une question de temps. Quel que soit celui chargé du démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima, Tepco, le gouvernement japonais l’AIEA ou l’ONU, le problème sera le même.

vendredi, mai 17 2013

La situation de Fukushima n’est plus sous contrôle

Fukushima: Sont ils tous fous?

le 5 mai 2013 12H51 | par Jacques Attali

Depuis le terrible accident du 11 mars 2011, (un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami d’une hauteur de 15 mètres), la centrale dévastée de Fukushima n’a, semble-t-il, causé aucun problème de santé hors du Japon. Au Japon, par contre, on a trouvé , dans des produits alimentaires, des niveaux de césium supérieurs à la norme autorisée. .

De plus, à en croire certaines données japonaises, dont certaines ne sont pas encore traduites, la situation de Fukushima n’est plus sous contrôle.

(...) à suivre sur le blog de Jacques Attali

(...) Comme les Japonais semblent minimiser tous ces problèmes, qui ne sont pas à la portée des technologies japonaises, une mobilisation générale de la planète est nécessaire; si on ne veut pas que les conséquences soient terrifiantes pour l’humanité. Le prochain G8, à Londres, en juin, doit décider que Fukushima n’est plus un problème japonais, mais un problème mondial.

jeudi, mai 9 2013

Attaques cérébrales en Fukushima


Vice-principal of Minamisoma hospital, “Shudderingly scary data, stroke rate spiked 3.4 times much in 35 – 64 y.o
http://fukushima-diary.com/2013/05/vice-principal-of-minamisoma-hospital-shudderingly-scary-data-stroke-rate-spiked-3-4-times-much-in-35-64-y-o/

Le directeur adjoint de l’hôpital de Minamisoma : “Des données effrayantes à en trembler : La fréquence des attaques est multipliée par 3,4 chez les 35-64 ans”

Selon le directeur adjoint de l’hôpital général de Minamisoma, le nombre d’attaques cérébrales chez les 35-64 ans s’est multiplié par 3,4 (340 %) par rapport à avant.

C’est la déclaration faite par le comité de restauration après catastrophe à la Chambre des représentants le 8 mai 2013.

Le directeur adjoint, le Dr. Oikawa, est neurologue.

Il a déclaré qu’il a collaboré avec l’Université de Tokyo à la collecte des données sur la fréquence des attaques cérébrales. Les données provisoires établissent que la fréquence des attaques cérébrales chez les 35 ~ 64 ans dans la région de Minamisoma est 3,4 fois plus forte qu’avant. Chez les plus de 65 ans elle est 1,4 fois plus qu’avant.

Il a déclaré que c’est une donnée extrêmement effrayante.

La raison n’en est pas précisée.

Traduction Fukushima Diary

mardi, avril 30 2013

La réponse léthargique du gouvernement


POINT OF VIEW/ Katsuno Onozawa: Government’s lethargic response stresses Fukushima mothers
http://enenews.com/japan-doctor-so-enraged-by-response-of-govt-fukushima-childrens-rashes-nosebleeds-diarrhea-fatigue-blamed-on-radiation-phobia-mothers

POINT DE VUE / Katsuno Onozawa: la réponse léthargique du gouvernement stresse les mères de Fukushima
Source: Asahi Shimbun
Date: 30 Avril 2013

Onozawa.png'' Katsuno Onozawa, un médecin de médecine psychosomatique, qui a pris part aux consultations de santé des enfants dans la préfecture de Fukushima

Ce qui m'a choquée la première fois que je participais, en Janvier de l'année dernière, était l'écart entre ce dont les journaux et les journaux télévisés ont fait état et la réalité de Fukushima comme attesté par les mères (...)

Voulant protéger leurs enfants contre les rayonnements, elles ont plaidé auprès des autorités préfectorales et de la ville et des médecins locaux, mais aucun n'a pris leur parti.

Ils ont juste dit des choses comme: " Il n'y a pas de problème de sécurité. Vous n'avez pas à prendre des mesures spéciales. Il y a beaucoup de mères qui ont une phobie des rayonnements, et nous ne pouvons pas traiter avec elles toutes. "

(...) J'étais à court de mots en raison de la situation de ces mères, et je ne pouvais pas dormir la nuit tellement j'étais furieuse de la réponse impitoyable du gouvernement. (...)

Pourtant, les enfants présentaient nombre de symptômes, y compris des maux de gorge, des saignements de nez, de la diarrhée, de la fatigue, des maux de tête et des éruptions cutanées.

La chose la plus dangereuse est de radier les causes de maladies en les assimilant à des facteurs psychosociaux avec des déclarations comme: "le stress de votre enfant vient du fait qu'il n'est pas en mesure d'aller à l'extérieur" ou "une mère qui s'inquiète rendra son enfant malade."
(...)

dimanche, avril 28 2013

Deux ans après

Retour à Fukushima, deux ans après
http://www.france24.com/fr/20130423-retour-a-fukushima-deux-ans-apres

Deux ans après la catastrophe nucléaire, Fukushima est toujours une ville fantôme. Nos reporters sont allés à la rencontre des hommes et des femmes dont les vies ont été brisées le 11 mars 2011.

Par Guillaume BRESSION / Marie LINTON

Qui dit accident nucléaire dit inquiétude pour la population, et surtout pour les enfants. Un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé montre d’ailleurs un risque accru de cancers chez les nourrissons exposés dans les zones les plus contaminées de Fukushima. Pour ce "Billet retour", il nous semblait important de rencontrer une famille avec enfants.

Nous n’avons pas tardé à changer notre fusil d’épaule face à la triste réalité de la région : il ne reste presque aucun jeune à moins de trente kilomètres du site accidenté. Les rares qui sont restés sont confinés chez eux et évitent autant que possible le contact avec les médias. À la place, nous avons donc filmé ces villes et ces lotissements de "vieux" ou, du moins, de personnes d’un âge respectable. Avec, en creux, l’absence flagrante d’enfants.

C’est Yoshiharu Sué, 61 ans, qui nous a servi de guide dans cet environnement quelque peu déprimé… du moins en apparence. Sué fait partie des 160 000 personnes évacuées des environs de la centrale suite à l’accident déclenché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Une catastrophe historique qui a coûté la vie à près de 19 000 personnes au Japon. Cet ancien ingénieur devenu agriculteur a dû abandonner sa maison après la catastrophe. "J’ai vu un nuage violet, je me suis dit qu’il valait mieux fuir", raconte-t-il. Sue a aussi laissé derrière lui ses champs et le cimetière de ses ancêtres. Comme des milliers d’autres réfugiés du nucléaire, il a été relogé dans de ternes lotissements de préfabriqués. Il partage désormais un 50 m2 avec sa femme et sa mère.

Pourtant, avec ses éclats de rire et son énergie communicative, Sué nous a montré la face lumineuse de Fukushima. Ces grands-mères qui se retrouvent chaque après-midi pour plier des origamis ou jouer à des jeux d’adresse, les volontaires qui organisent des concerts et des ateliers, toutes ces personnes qui tentent de reconstruire leur quotidien, loin de chez elles.

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jeudi, avril 11 2013

Mesures truquées

Fukushima : mesures truquées de la radioactivité
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-mesures-truquees-de-la-radioactivite-116964350.html

En écho au précédent article publié sur les problèmes de thyroïde au Japon, voici un autre article paru au début du mois de mars 2013 qui fait état d’un scandale dont on a peu parlé jusqu’à maintenant : celui des mesures trafiquées de la radioactivité. Ce problème est récurrent au Japon depuis la catastrophe de 2011, et semble être devenu la norme. Nous avions déjà rapporté cette pratique sur le site nucléaire même de Fukushima Daiichi où les balises ont été entourées de murs pour faire baisser les taux. Par ailleurs, dans la zone interdite, les autorités prêtent aux visiteurs des radiamètres sous-calibrés qui indiquent des mesures deux fois moindres que la réalité. Ce n’est pas une rumeur, Janick Magne l’a constaté lors de son dernier passage à Futaba en février 2013.

Les bornes gouvernementales destinées à informer en continu la population de la radioactivité ambiante ont subi le même traitement, ce qui permet de faire croire que tout va bien. L’article dont quelques extraits sont reproduits ci-dessous en témoigne. Il est paru le 8 mars 2013 dans le journal japonais Friday, hebdomadaire d'information généraliste édité par Kodansha. Son auteur, Kirishima Shun, a réalisé une enquête et il en livre ici les résultats.

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mardi, avril 9 2013

Les leçons de Tchernobyl

Les leçons de Tchernobyl, Dr. Alexey Yablokov - 12.03.13
http://kna-blog.blogspot.fr/2013/04/les-lecons-de-tchernobyl-dr-alexey.html

yablo2.PNG Alexey Yablokov est Docteur ès Sciences biologiques (PhD), ancien membre du parlement de l'Union Soviétique, conseiller environnemental du président Eltsine et de l'administration Gorbachev, membre de l'Académie des Sciences de Russie, co-auteur du livre "Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment".

Il revient lors de cet exposé sur les nombreux impacts négatifs de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que ce soit sur l'homme ou son environnement, y compris dans les zones contaminées soumises à de faibles doses de radiations. Il nous rappelle également que là aussi, mensonges et dissimulations ont été de règle de la part des autorités, qu'elle soient soviétiques ou internationales.
Autant d'attitudes et de périls que l'on retrouve inévitablement, hélas, au Japon suite à la catastrophe de Fukushima.

La conclusion du Dr. Yablokov sera que l'industrie nucléaire fait courir à l'humanité et à notre planète autant de risques avec les centrales nucléaires que le nucléaire militaire avec les armements nucléaires.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales et environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.

Transcription en Français ▷ http://e-nautia.com/kna/disk?p=4865355

Transcription en Anglais ▷ http://e-nautia.com/kna/disk?p=4865356

vendredi, avril 5 2013

Ça arrive

(It happens) 0.60~0.80 μSv/h measured from a man in Ibaraki directly on his body
http://fukushima-diary.com/2013/04/it-happens-0-600-80-μsvh-measured-from-a-man-in-ibaraki-directly-on-his-body/

(Ça arrive) De 0,6 à 0,8 μSv/h sur un homme d’Ibaraki directement de son corps

Rad_corps.png

Un haut niveau de radioactivité a été relevé sur un homme d’Hitachi dans Ibaraki, ville qui se trouve à 100 km de la centrale de Fukushima. Il vit à Hitachi dans la préfecture d’Ibaraki depuis 10 ans. Il était dehors toute la journée lorsque les réacteurs ont explosé. Après l’explosion du réacteur 3 le 15 mars 2011, il a eu des douleurs au corps, des diarrhées, des vomissements et des saignements de nez pendant 1 à 2 semaines.
Il consomme des légumes locaux et boit l’eau du robinet.

Mesures : 4/4/2013
Lieu : ville d’Hitachi, préfecture d’Ibaraki
Bruit de fond : 0,13 μSv/h
Sur les habits : 0,5 à 0,6 μSv/h
Sur le corps : 0,6 à 0,8 μSv/h
Son eau du robinet : 0,25 μSv/h (du Cs 137 a été détecté)

Traduction Fukushima Diary

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