AMERICAN ACADEMY OF PEDIATRICS
Committee on Environmental Health
Radiation Disasters and Children
http://pediatrics.aappublications.org/content/111/6/1455.full.html
ACADÉMIE AMÉRICAINE DE PÉDIATRIE
Commission Environnement Santé
Catastrophes radiologiques et enfants
http://aweb2u.free.fr/Annexes/AccidentRadiologiqueEnfant.pdf
NB: cette revue générale ne tient pas compte des travaux scientifiques en langue russe colligés par Alexey V. Yablokov, Vassily B. Nesterenko et Alexey V. Nesterenko, consulting editor Janette D. Sherman-Nevinger, « Chernobyl. Consequences of the catastrophe for people and the environnement », Annals of the New York Academy Of science, Volume 1181.
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CONSÉQUENCES D'UN DÉSASTRE RADIOLOGIQUE
Biologie des radiations
L'exposition aux radiations peut être divisée en irradiation externe, interne, du corps entier ou d'une partie du corps. L'irradiation interne peut se produire après l'inhalation d'un gaz radioactif ou l'ingestion d'aliments contaminés (y compris les produits, les céréales et le lait de chèvre ou de vache qui ont été contaminées lors du pâturage dans des champs contaminés).
Les effets des radiations peuvent être directs, en interaction avec les tissus cibles ; ou indirects, par la production de radicaux libres ou d'autres molécules nocives. Les effets cellulaires des rayonnements sont très variables, directement corrélés au taux de division de la cellule et inversement au taux de différenciation de la cellule. La sensibilité des tissus aux rayonnements, du plus au moins, est la suivante :
lymphoïde > gastro-intestinal > reproducteur > cutané > moelle osseuse > système nerveux.
Le rayonnement ionisant produit des cassures chromosomiques dans nombre de cellules somatiques ; ces cassures peuvent persister pendant des décennies après l'exposition et peuvent expliquer les taux accrus de cancer après irradiation. Les autres modulateurs importants des lésions cellulaires après exposition aux radiations comprennent la dose, le type de rayonnement et l'âge de la personne exposée.
Effets sur la santé
Les effets sur la santé après une exposition au rayonnement dépendront en grande partie des circonstances entourant la libération de ce rayonnement. Par exemple, après l'explosion d'une arme nucléaire ou d'un dispositif de dispersion radioactive, il peut y avoir des lésions thermiques ou de souffle, en plus de l'exposition aux rayonnements. En revanche, une catastrophe dans une centrale nucléaire peut produire un nuage radioactif sans souffle associé.
Les effets spécifiques sur la santé après l'exposition aux rayonnements sont généralement divisés en effets à court terme et à long terme.
Les effets à court terme apparaissent dans les jours ou les quelques semaines suivant l'exposition, et les effets à long terme se manifestent des mois ou des années plus tard. Les effets à court terme sont fonction du degré de l'exposition aux rayonnements et du tissu irradié. Les nausées et les vomissements apparaissent après des expositions aussi faibles que 0,75 à 1,0 Gy (75-100 rad), un syndrome hématopoïétique (sévère dépression lymphoïde et de la moelle osseuse) apparaît généralement après 3,0 à 6,0 Gy (300-600 rad.) et les expositions peuvent entraîner la mort en 8 à 50 jours. Le nombre de lymphocytes suivant l'irradiation est fortement corrélé avec la dose reçue ;. si le nombre de lymphocytes diminue de plus de 50% dans les 24 à 48 heures, il y a eu une exposition modérée ou forte aux rayonnements. La dépression de la moelle osseuse et lymphoïde conduit à l'anémie et à un risque accru d'infection; la diminution des plaquettes peut conduire à un saignement généralisé. La dose létale moyenne (LD50/60), soit la dose de rayonnement pour lequel 50% d'une population exposée va mourir dans les 60 jours, est de 4,0 Gy (400 rads).
Les effets à long terme (décrits ci-dessous), comprennent les blessures psychologiques et le risque accru de cancer.
Vulnérabilité des enfants
Les enfants ont un niveau de vulnérabilité qui les soumet à un plus grand danger après une exposition aux rayonnements. Parce qu’il ont une plus grande ventilation par minute par rapport aux adultes, les enfants sont davantage susceptibles d’être plus fortement exposés aux gaz radioactifs (par ex., ceux émis lors d’une catastrophe dans une centrale nucléaire).
Les retombées nucléaires s’installent rapidement dans le sol, ce qui produit une plus forte concentration de matière nucléaire dans l’espace où les enfants vivent et respirent habituellement. Les études sur les polluants en suspension dans l’air sont nécessaires pour tester la croyance courante qui veut que la petite stature des enfants les mette plus en contact avec les retombées radioactives du sol que les adultes.
L’iode radioactif se transmet par le lait maternel, contaminant cette source précieuse d’alimentation des nourrissons. Le lait de vache, un aliment de base dans la nourriture de la plupart des enfants, peut aussi être rapidement contaminé si la matière radioactive s’installe dans les pâturages.
L’exposition aux rayonnements in utero a aussi des effets cliniques importants, qui dépendent de la dose et du type d’irradiation ; une transmission de radionucléides par le placenta peut se produire, selon l’agent irradiant. Après des expositions aux rayonnements externes, des doses de 0,60 Sv (60 rem) ont provoqué un retard mental et une diminution de la taille de la tête (chez les survivants japonais de la bombe atomique), lorsque l’exposition se situait entre 8 et 25 semaines de grossesse. L’effet en réponse à une dose a été trouvé dans un certain nombre de cas d’une tête de petite taille sans retard mental chez les fœtus exposés à ≥0,2 Sv (≥20 rem) entre 4 et 17 semaines de grossesse.
Les cancers dus à l’irradiation se produisent plus souvent chez les enfants que chez les adultes lorsqu’ils sont exposés aux mêmes doses. De plus, les enfants ont une vulnérabilité plus importante après n’importe quel type de catastrophe, avec un risque supérieur de problèmes de comportement à long terme.
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