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lundi, février 11 2013

Vivre une seconde de plus


(Column) To live one second longer
http://fukushima-diary.com/2013/02/column-to-live-one-second-longer/

(Édito Iori Mochizuki) Vivre une seconde de plus

On a relevé 20 000 Bq/kg de césium au sol en face de la gare de Harajuku. C’est 200 fois la limite de sécurité d’avant le 11-3. Les cyanobactéries du sol concentre la radioactivité. L’échantillon contenait sans doute aussi de hauts niveaux d’uranium, strontium etc.

Plus le temps passe, plus ça se concentre.

La photo de l’endroit m’a choqué. J’avais l’habitude de m’asseoir là pour manger un hot-dog. J’avais l’habitude d’y aller pratiquement tous les week-ends pour acheter des fringues.
Le reporter disait que la contamination du sol est terrible depuis cet endroit jusqu’à Omotesando.
Omotesando, c’est l’endroit où il y a le posh café et le magasin apparel, célèbres chez les jeunes. c’est un peu comme le quartier de SOHO à New-York.

Lorsque quelque chose ou quelqu’un que vous connaissez personnellement se révèle irradié, on l’associe avec soi-même et on en est encore plus choqué.
Il va sans dire que la valeur réelle d’Omotesando, terres et bâtiments, est des plus chers au monde. Pour en éviter la dépréciation, Les gouvernements vont tout faire pour en cacher la contamination réelle.
J’ai vraiment du être déterminé pour publier la photo. Le reporter a du l’être plus encore. Je peux imaginer. Nous allons potentiellement provoquer une énorme perte économique.
Le plus amusant, c’est qu’on fait la seule chose à faire.
On doit prendre le risque d’être moralement juste.
Et les autres ?
La plupart d’entre eux ont choisi de sacrifier leur vie pour garder leurs biens matériels.
Certains d’entre eux savent déjà qu’il leur est trop tard pour partir mais il en reste quelques uns insistant pour l’exode.
S’ils restent là, ils ont 70 % de chances de mourir de leucémie. S’ils partent ça peut descendre à 69,99 %.
Ils disent que c’est seulement 0,01 %.
Mais ces gens sentent la valeur infinie de ces 0,01 %.
Pour parler mathématiquement, si votre vie a une valeur infinie, 0,01% de cette valeur infinie est aussi une valeur infinie. CQFD
C’est pour ça qu’on n’abandonne pas.
On peut dire que c’est en qualité, pas en quantité.

Ma grand-mère est morte quand j’avais 16 ans. Elle est morte 15 mins avant que j’arrive à l’hôpital. Ces 15 mins de vie auraient eu la valeur infinie qui ne se déprécie jamais.
Chaque moment de votre vie est un miracle. C’est pourquoi nous devons vivre le moment.
Rappelez-vous, si vous vivez 1 seconde de plus, ce peut être le plus grand espoir pour quelqu’un d’autre.
(Traduction Fukushima Diary)

470 Becquerels dans des vêtements d'enfants


Ex-Tepco Worker: “Children in Fukushima are living in such dangerous conditions” — Clothes are contaminated… even more radioactive after 5 washes (VIDEO)
http://enenews.com/ex-tepco-worker-children-in-fukushima-are-living-in-such-dangerous-conditions-clothes-are-contaminated-even-more-radioactive-after-5-washes-video

Ex-travailleur de TEPCO:" Les enfants de Fukushima vivent dans de telles conditions dangereuses:" - Les vêtements sont contaminés... même plus radioactifs après 5 lavages qu'avant (Vidéo)

Texte de la vidéo:

De Minamisoma, Fukushima
470 Becquerels dans des vêtements d'enfants
La contamination radioactive dans l'environnement continue de s’étendre

Le 18 janvier, avant le troisiéme jugement de la Cour Suprême de Sendai, le Fukushima Evacuee Trial Group a tenu une conférence de presse dans la Salle du Conseil. Pendant la conférence, Kunihiro Yoshida, qui vit à Minamisoma, au Nord de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et qui dirige le Relief and Safety Project, a fait part des résultats de ses recherches sur la contamination des vêtements des enfants.

Bonjour, mon nom est Yoshida, je suis membre du Relief and Safety Project (Projet Secours et Sécurité) de Minamisoma. Je suis heureux de tous vous rencontrer. Cette organisation a débuté comme groupe de soutien à l’évacuation. Depuis que j'ai travaillé pour TEPCO à la centrale nucléaire de Fukushima Daini, je connais les instructions, les mesures de protection et précautions imposées aux travailleurs des centrales nucléaires.

C'est pourquoi récemment j'ai mesuré le niveau de contamination des vêtements. Même avec ces tenues de protection, vous ne pouvez empêcher l'exposition à la radioactivité externe. Le but est de prévenir l'import de substances radioactives de l’extérieur, et la contamination des vêtements. Même dans les instructions de TEPCO il est dit qu'il faut être conscient de la contamination des vêtements pendant le travail.

Pour savoir combien de vêtements sont exposés à la contamination quand on ne porte pas de tenue de protection, nous avons mesuré des choses diverses, telles que des T-shirts longs, des survêtements d’étudiants, les cheveux et ainsi de suite.

La premiére chose que j'ai mesuré était ce T-shirt rouge. La valeur mesurée était de 130 Bq/kg. Aprés l'avoir lavé 5 fois, j'ai mesuré de nouveau et ça a donné 150 Bq/kg, c'est à dire plus qu'avant.

150 Bq/kg signifie qu'en une seconde 150 désintégrations atomiques se produisent (pour chaque kg de matiére). La contamination moyenne pour tous les vêtements portés par les étudiants de premier cycle secondaire de Koriyama se situait entre 460 et 470 Bq/kg.

En plus de la contamination des vêtements, j'ai mesuré la contamination des cheveux d'habitants masculins de Minamisoma, et cela a donné 130 Bq/kg. Les cheveux ont été collectés chez un coiffeur de Minamisoma, et ils étaient mélangés. Je suppose toutefois que le chiffre était proche de la valeur moyenne à Minamisoma.

En conséquence, le niveau de contamination auquel est exposé un élève de secondaire premier cycle de par les vêtements et les cheveux peut être de plus de 500 Becquerels.

J'ai également converti les Becquerels en Sieverts (Sv), un autre type de mesure, et cela a donné approximativement 0,8 µSv/h. Ces étudiants vivent quotidiennement avec ces vêtements émettant 0.8 µSv/h.

Même après la décontamination de l'école, les vêtements sont toujours contaminés, donc ils continuent d'être exposés. D'ailleurs, même si la dose de radioactivité dans l'école diminue, elle est toujours élevée à l'extérieur. Par exemple, la radioactivité moyenne dans la ville de Koriyama est de 0,6 µSv/h. Il y a quelques endroits au milieu de la ville qui émettent plus de 2 µSv/h. Ce sont des points plutôt étendus. Donc nous supposons d'après les données que nous avons relevées que l'estimation du niveau d'exposition avec tous ces facteurs additionnés dépasse 20 mSv/an.

Nous travaillons immédiatement à présent sur la surveillance des vêtements. Les enfants de Fukushima vivent dans des conditions tellement dangereuses. La contamination des habits signifie que l'air est contaminé. Pourtant, les écoles à Fukushima invitent fortement les étudiants à retirer leurs masques. Cela augmente également le risque.

Il est scientifiquement prouvé qu'une tenue protectrice est nécessaire dans de telles conditions. Personne n'y a cru quand ils ont dit après l'accident que "ça n'a plus d'importance".

Peu importe ce qu'ils disent, nous devons protéger nos enfants. donc nous nous aidons ainsi les uns les autres.

Traduction Anglaise par World Network for Saving Children from Radiation Team
(Traduction Française kna60)
Edition par le Fukushima Collective Evacuation Trial Team
Janvier 2013.

dimanche, février 10 2013

Médecins malades


Health problems of doctors in Fukushima jumped up from 5.6% to 20% after 311
http://fukushima-diary.com/2013/02/health-problems-of-doctors-in-fukushima-jumped-up-from-5-6-to-20-after-311/

Les problèmes de santé des médecins de Fukushima sont passés de 5,6 à 20 % après le 11-3

Selon le Japan Medical Association Research Institute, 19,4 % des médecins de Fukushima ont répondu que leur “état de santé n’est pas bon” dans un questionnaire. Cette proportion était habituellement de 5,6 % avant le 11-3.

62,9 % d’entre eux ont répondu qu’ils se sentaient stressés aussi, ce qui est supérieur aux autres régions touchées par la catastrophe, 51,6 % dans Miyagi et 39,2 % dans Iwate.

L’étude a été menée de fin août à mi-septembre 2012.

L’institut attribue le fait à la pénurie en médecins et au stress induit par l’accident de Fukushima.

Le Fukushima Diary pense que cet avis ne tient pas la route. Ils devraient chercher pourquoi la préfecture de Fukushima a une pénurie en médecins, pourquoi ils ont quitté Fukushima. Ils devraient également chercher à déterminer pourquoi les médecins sont stressés par l’accident de Fukushima.

14,1 % des médecins du Miyagi et 12,8 % de ceux d’Iwate ont répondu qu’ils ne se sentaient pas bien non plus, ce qui est une proportion inférieure à celle de Fukushima.

(Traduction Fukushima Diary)

samedi, février 9 2013

Google cherche son chat

Google team: Self-teaching computers recognize cats
http://phys.org/news/2012-06-google-team-self-teaching-cats.html

(Phys.org) -- At the International Conference on Machine Learning, which starts today in Edinburgh, participants will hear about Google’s results after several years’ work at their big idea laboratory, Google X. Computers can teach themselves to recognize cats. The artificial neural network had successfully taught itself on its own to identify these animals. The team of scientists and programmers, in their paper titled “Building high-level features using large scale unsupervised learning,” describe how they trained computers on a dataset of 10 million images, each with 200x200 pixels.

GoogleCatFace315.jpg

Construction de fonctions cognitives de haut niveau par l'utilisation d'un apprentissage non supervisé de grande envergure

Résumé
Nous considérons le problème de la construction de détecteurs de caractéristiques de haut niveau, spécifiques de classe, à partir de données non-étiquetées.
Par exemple, est-il possible de réaliser un détecteur de visage par apprentissage en utilisant seulement des images non étiquetées?
Pour y répondre, nous formons un autoencodeur clairsemé à 9 couches connectées localement avec pooling et normalisation du contraste local sur un vaste ensemble de données d'images (le modèle a 1000000000 connexions, l'ensemble de données a 10 millions d'images de 200x200 pixels téléchargées à partir de l'Internet).
Nous formons ce réseau à l'aide d'un modèle à parallélisme et SGD asynchrone sur un cluster de 1.000 machines (16.000 processeurs) pendant trois jours. Contrairement à ce qui semble être une intuition largement répandue, les résultats notre dispositif expérimental montrent qu'il est possible de former par apprentissage un détecteur de visage sans avoir à étiqueter les images comme contenant un visage ou non.
Des expériences de contrôle montrent que ce détecteur est robuste non seulement à la translation, mais aussi au changement d'échelle et à la rotation hors du plan.
Nous avons aussi trouvé que le même réseau est sensible d'autres concepts de haut niveau tels que les visages de chat et les corps humains. A partir de ces éléments appris, nous avons entraîné notre réseau jusqu'à obtenir une précision de 15,8% dans la reconnaissance sur 22.000 catégories d'objets à partir de IMAGEnet, un bond de 70% d'amélioration par rapport à l'état de l'art précédent.

Suite de l'article

samedi, janvier 26 2013

Démission d'un maire


Idogawa Ex-Futabamachi mayor “I resigned because I can’t accept 20mSv/y standard. can’t take responsibility for future”
http://fukushima-diary.com/2013/01/idogawa-ex-futabamachi-mayor-i-resigned-because-i-cant-accept-20msvy-standard-cant-take-responsibility-for-potential-health-effect-either/

M. Idogawa ex-maire de Futabamachi : “J’ai démissionné parce que je ne peux pas accepter un standard de 20 mSv/an. je ne peux pas assumer une telle responsabilité pour le futur”

Le 23 janvier 2013, M. Idogawa, ex-maire de Futabamachi a démissionné.

Dans l’interview à OurPlanet-TV, il explique qu’il démissionne parce qu’il ne pouvait pas accepter le standard de 20 mSv/an du gouvernement. Il affirme que maintenant le gouvernement japonais définit que les habitants devraient rentrer si la dose intégrale est en-dessous de 20 mSv/an pour répondre à la demande sociale et économique. Ceci alors que c’est 1 mSv/an dans le reste du Japon, ce qui est également confirmé par les antécédents judiciaires de la Cour Suprème. Même à Tchernobyl, quand c’est au-dessus de 5 mSv/an, la région est définie comme zone d’évacuation absolue.

Il a dit aussi qu’il ne peut pas laisser les habitants rentrer au village parce qu’il ne peut pas prendre la responsabilité de ce qui peut arriver à leur santé au cours des 25 ans qui viennent.

Des vidéos sont sous-titrées en français sont en ligne:

Discours aux Nations Unis du maire de la ville où est implantée la centrale de Fukushima

http://www.youtube.com/watch?v=h53lSGXGC_g

La réalité à Fukushima - un avocat japonais prend la parole à l'ONU

http://www.vivre-apres-fukushima.fr/le-maire-de-futaba-et-lavocat-de-fukushima-collective-evacuation-trial-ont-demande-laide-du-conseil-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies/

vendredi, janvier 25 2013

Cs plus concentré dans le fœtus

Tohoku university, “Radiocesium is more concentrated in the fetus than in the mother of Fukushima cattle”
http://fukushima-diary.com/2013/01/tohoku-university-radiocesium-is-more-concentrated-in-the-fetus-than-in-the-mother-of-fukushima-cattle/

Université de Tohoku : “Chez les bovins de Fukushima le radio-césium est plus concentré dans le fœtus que dans la mère”

Le 23 janvier 2013, le groupe de recherche des experts a publié son rapport sur l’exposition interne des bovins abandonnés dans la zone évacuée.

Les résultats montrent que les radionucléides sont plus concentrés dans la descendance que la mère. Ce peut être aussi le cas pour les humains.

(...)

Suite anglais/français sur FD

jeudi, janvier 24 2013

Stress post-traumatique

Terrifiée de revenir à Tokyo

Cher Cary,

Je ne sais pas comment écrire cette lettre, donc je vais juste exposer les faits. Je suis Américaine. Mon mari est japonais. Nous avons trois jeunes enfants. Nous vivions à Tokyo le 11 Mars 2011 (...)

Je ne sais pas quoi faire. Dois-je revenir à Tokyo cet été et accepter une vie cernée par la contamination radioactive? Ou dois-je divorcer de mon mari et faire éclater notre famille? Peut-être sans raison valable, peut-être ai-je une réaction excessive, peut-être que ce n'est pas si dangereux que ça? Je suis complètement stressée et angoissée. Je parle à des amis, mais ils ne semblent pas vraiment comprendre. Je vous écris dans l'espoir que vous aurez quelque chose à dire, quelque chose qui a du sens.

Merci.

Effrayée



Chère Effrayée,

Avant de retourner au Japon, vous devez être prête. Vous n'êtes pas encore prête. Vous pouvez être prête à un moment donné. Mais vous n'êtes pas encore prête. Vous devez être prête émotionnellement, psychologiquement et spirituellement. (...)

La respectée revue scientifique Nature dit que les risques sanitaires sont minimes. (...)

Je vous suggère de communiquer avec le Centre National du Stress Post-Traumatique qui vous aidera à trouver un traitement dans votre région. (...)

Vous pouvez passer au travers. Ce que vous vivez est traitable. (...)

Pour en savoir plus sur la «respectée» «revue scientifique » Nature, voir: Nature: Les gens ont une «radiophobie» s'ils estiment que les produits de Fukushima ne sont pas sûrs - «Le Japon a maintenu les gens à l'abri des effets physiques du rayonnement »
http://enenews.com/nature-people-radiophobia-believe-food-fukushima-safe-japan-kept-people-safe-physical-effects-radiation

mardi, janvier 22 2013

Décontamination limitée


Decontamination on asphalt can decrease the radiation level only by 20%
http://fukushima-diary.com/2013/01/decontamination-on-asphalt-can-decrease-the-radiation-level-only-by-20/

La décontamination sur l’asphalte réduit le niveau de radioactivité de 20 % au mieux

Selon le rapport de contrôle du MOE (Min.Env.), la décontamination de l’asphalte peut diminuer son niveau de radioactivité tout au plus de 20 % en moyenne. (la pression de l’eau est d’environ 5 MPa)

Même avec un lavage à haute pression et brossage, le niveau de radioactivité ne diminue que de 28 %.
Quand ils retirent la surface de l’asphalte, la réduction reste toujours à 31 % seulement.

De plus, le nettoyage du toit des maisons réduit le niveau de radioactivité de 15% en moyenne.
Enlever la pelouse réduit la radioactivité de 19 % en moyenne.
(Traduction Fukushima Diary)

mardi, janvier 15 2013

Diffusion du césium par la pluie et le vent


Study: 88% of cesium in radioactive ash might be at risk of being transported away from Japan landfills by wind and rain
http://enenews.com/study-radioactive-ash-dumped-japan-landfills-risk-being-transported-wind-rain

Etude: 88% du césium dans les cendres radioactives des décharges pourrait présenter le risque d'être transporté au loin par la pluie et le vent

(...) Ces résultats montrent que 88% du total du Cs radioactif sous forme soluble dans l'eau et sous forme d'ions pouvait être à risque en raison de l'élution et de la diffusion par la pluie et le vent. (...)

Après l'accident, le gouvernement japonais a institué à 100.000 Bq / kg la limite de concentration d'activité pour le césium radioactif dans les cendres d'incinération de déchets solides urbains (déchets solides municipaux) destinés à l'enfouissement. (...)

Au Japon, la plupart des cendres d'incinération des déchets urbains solides sont mis en décharge et les cendres sont ainsi exposées au vent et à l'eau de pluie à pH 5,6 pendant de longues périodes. En conséquence, 88% du césium radioactif total pourrait être à risque pour l'élution et la diffusion dues à l'exposition à la pluie et au vent.

samedi, janvier 12 2013

"il n'y avait pas de mode d'emploi"

http://www.acro.eu.org/chronoFukushima.html
http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201301040058

Mardi 8 janvier :

• Le New-York Times a aussi enquêté sur les malversations lors des opérations de 'décontamination', contrairement à la presse française, étonnamment muette sur ce scandale.

Plusieurs compagnies locales ont développé des technologies plus efficaces pour 'décontaminer', mais elles n'ont été retenues. Ce sont les compagnies du BTP, qui utilisent balais, pelles... et huile de coude qui empochent l'argent des ces contrats lucratifs, sous prétexte qu'elles sont moins chères. Mais, avec quel résultat ! Les compagnies étrangères ont toutes été écartées aussi.

Le gouvernement japonais a invité 32 compagnies américaines pour solliciter leur avis et connaître leur savoir-faire. 6 mois plus tard, aucune n'a été retenue pour participer à la 'décontamination'. Pourtant, les Etats-Unis, avec leurs nombreux sites pollués par le nucléaire militaire, ont une longueur d'avance. Les excuses avancées par Hidehiko Nishiyama, un officiel du ministère de l'environnement japonais en charge de la décontamination, sont édifiantes : "Même si une méthode marche à l'étranger, le sol japonais est différent, par exemple. ... Et si nous avons des étrangers qui rodent dans la région, cela pourrait effrayer les vieilles grands-mères et les vieux grands-pères ici". Plus que les radiations

Quant à la presse japonaise, elle continue à lister les malversations. Et le ministère de l'environnement a reconnu que deux compagnies ont laissé s'écouler dans le caniveau l'eau utilisée pour la 'décontamination' à Iitaté et Naraha.

L'Asahi précise que les compagnies respectent les règles en ce moment et que certaines d'entre elles ont demandé aux intervenants de ne pas parler à la presse. Quant aux ouvriers, ils pensent que cela ne finira jamais. D'autres pensent que c'est un travail inutile car la contamination revient : pourquoi respecter des règles contraignantes qui ne font que faire perdre du temps. Il faut 3 jours pour nettoyer une maison à la main, deux heures avec un jet sous pression.
Le manque de sites d'entreposage pour les déchets collectés est aussi un frein sérieux.

Mercredi 9 janvier :

Suite à son enquête sur les pratiques mises en oeuvre pour 'décontaminer', l'Asahi a reçu plus d'une centaine de mails ou de coups de fil de travailleurs engagés dans ces opérations. Il en ressort un manque de formation, des délais non réalistes, un sentiment d'isolement et que le travail était inutile. Nombre d'entre eux ne pensaient pas faire quelque chose de mal dans de telles circonstances.

D'autres témoignages d'habitants de la région sont venus confirmer les malversations. L'un a expliqué avoir souvent vu des végétaux emportés par les rivières. Et d'ajouter que c'est dû au fait que ce ne sont pas des locaux qui sont engagés pour faire ce travail.

Quelques témoignages de travailleurs :
-"On nous pressait de finir rapidement".
- "Si l'on essayait de résister, on risquait de se retrouver isolé des autres travailleurs, même si cela n'allait pas jusqu'au risque de perdre son emploi. Avec des températures négatives dans les montagnes, être placé dans de telle circonstances aurait entraîné un sentiment de solitude chez beaucoup de personnes".
- "Même si le travail n'était pas correctement terminé, on nous disait de se dépêcher car nous n'avions plus le temps. Dès que le site apparaissait comme décontaminé, nous passions au site suivant".
- "Les niveaux de radiations redevenaient comme avant, même une fois le travail terminé. Nous avions donc le sentiment que ce nous faisions n'avait aucune valeur. Le travail continuera à être de mauvaise qualité, même si la surveillance est renforcée."
- "Les travailleurs avaient perdu toute préoccupation à propos des substances radioactives", ajoutant qu'il craignait de devenir aussi insensible que les autres.
- "Tous les travailleurs n'ont pas été laxistes. Ils faisaient de leur mieux, essayant différentes méthodes, car il n'y avait pas de mode d'emploi".
Et d'ajouter qu'ils n'ont reçu aucune formation et que des entreprises ponctionnaient leur salaire pour diverses raisons. "Il est difficile d'accepter les accusations de travail baclé pour des personnes qui essayaient de faire de leur mieux avec des conditions de travail terribles".

jeudi, janvier 10 2013

Les craintes diminuent, alors faites des examens...


As radiation fears dwindle, so do checkups
Doctor wants more residents to get followup full-body scans
http://www.japantimes.co.jp/text/nn20130110f1.html

Les craintes liées au rayonnement diminuent, alors faites des examens.
Un médecin souhaite que plus de résidents obtiennent un suivi de scans corps entier

Par MIZUHO AOKI
Rédacteur en chef

Lorsque le Dr Masaharu Tsubokura commencé à vérifier les niveaux d'exposition aux radiations internes des résidents Minamisoma quatre mois après que la centrale de Fukushima n ° 1 centrale nucléaire ait vécu trois fusions du cœur du réacteur, beaucoup vivaient dans la peur, ne sachant à quel type de danger ils étaient exposés en vivant dans la préfecture de Fukushima.

Toutes les dates disponibles pour la vérification des niveaux d'exposition interne à l'Hôpital général municipal Minamisoma avaient été rapidement réservées pour les huit prochains mois. En raison de ces craintes et de la méfiance grandissante envers les autorités, certains résidents étaient visiblement en colère contre Tsubokura en entendant leurs résultats de checkup, qu'ils avaient des difficultés à interpréter.

Cela a été chaotique, a-t-il dit. Mais les choses ont changé depuis.

Les résidents en sachant plus au sujet du rayonnement et leurs niveaux d'exposition internes étant faibles, on a noté plus de calme. En même temps, l'intérêt des résidents pour leurs niveaux d'exposition a diminué.

"Je suis surpris de voir une telle perte dramatique d'intérêt en à peu près un an et demi", a déclaré Tsubokura, 30 ans, qui travaille plusieurs jours par semaine à l' hôpital de Minamisoma et le reste de la semaine à l'Université de Tokyo. "Le plus gros problème que nous avons maintenant est de trouver des moyens d'assurer des examens continus pour l'exposition au rayonnement interne."

La ville de Minamisoma couvre le coût de deux examens. L'hôpital, a commencé à effectuer le deuxième tour des examens d'exposition interne en août, mais moins de 3 % des résidents testés au premier tour se sont présentés à ce mois, dit Tsubokura.

"Pour être honnête, les populations locales n'ont presque pas de soucis à propos de l'exposition aux rayonnements (par des aliments contaminés) ces jours-ci .... Ils sont satisfaits de leurs résultats de l'année dernière (où beaucoup étaient en dessous des niveaux détectables)," dit Tsubokura.

"En outre, il y a beaucoup de gens qui croient avoir été utilisés comme cobayes humains" dans le premier tour et ne veulent pas prendre part aux tests de suivi, a-t-il ajouté.

Tsubokura, qui se spécialise en hématologie à l'Université de Tokyo, est allé à Minamisoma pour la première fois au début du mois d'avril 2011 pour soutenir les hôpitaux qui souffrent d'une pénurie de médecins après les catastrophes de mars 2011.

Environ les deux tiers de la ville sont situés dans un rayon de 30 km autour de l'épave de la centrale Fukushima n ° 1, mais Tsubokura dit qu'il n'avait pas peur d'aller là-bas.

"J'ai regardé les niveaux de radiation et j'ai pensé que ceux-ci ne risquaient pas de provoquer des risques de santé en y restant pendant une semaine", a-t-il dit.

Après une semaine d'aide, Tsubokura est revenu à Tokyo, et a fait des allers et retours entre Tokyo et Fukushima depuis lors.

A partir de mai 2011, Tsubokura a commencé le diagnostic ambulatoire à l'hôpital de Minamisoma et quand l'hôpital a reçu un compteur du corps entier pour mesurer l' exposition interne aux rayonnements en Juillet, Tsubokura a été mis en charge de son utilisation et de la maintenance de la machine.

Selon plus de 20.000 résultats que l'hôpital a reçu à ce jour, les niveaux d'exposition aux radiations internes des résidents Minamisoma sont faibles et ont diminué depuis l'année dernière, a-t-il dit.

Les niveaux étaient particulièrement bas chez les enfants en raison des différences dans leur métabolisme, et probablement en raison des de soins supplémentaires des mères pour le choix de leur nourriture, a-t-il dit. Mais il y a eu quelques aînés qui avaient des niveaux relativement élevés, en raison de l'ingestion d' aliments hautement contaminés comme le gibier et les champignons qu'ils avaient cueillis.

Selon les résultats des tests de l'hôpital, aucun césium radioactif n'a été détecté dans 99,9 % des 1679 enfants examinés entre le 1er avril dernier et le 30 septembre. La plus grande quantité détectée était de 25,6 becquerels par kilogramme, ce qui peut être traduit en bien moins de 1 millisievert par an, a-t-il dit.

La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) a fixé une limite d'exposition de rayonnement dans les situations normales de 1 millisievert par an et dit qu'une exposition cumulée de 100 millisieverts augmenterait le risque de décès par cancer de 0,5 pour cent.

Quant aux les adultes, 92 % des 6977 sujets examinés avaient une exposition aux radiations en dessous des niveaux détectables pour la même période, comparativement à environ 67% des candidats entre septembre 2011 et mars dernier. Le chiffre le plus élevé était de 141 becquerels par kilogramme, ce qui peut également être traduit en dessous de 1 millisievert (/an), a-t-il dit.

Les concentrations mesurables de césium radioactif avec le compteur du corps entier que l'hôpital utilise sont de 4 becquerels par kilogramme pour une personne pesant environ 60 kg.

Les données ont montré que les trois personnes à plus de 50 becquerels par kilogramme de césium radioactif avaient continuellement mangé des champignons dans les zones où leur distribution est interdite.

Mais étant donné qu'environ 50% des résidents de Minamisoma seulement ont été testés dans le premier tour, il peut y avoir des gens avec des niveaux d'exposition internes aux radiations plus élevés, a-t-il dit.

Tsubokura a appelé les résidents à se faire examiner, tenant plus de 100 séances d'information et de transmission des avis aux associations de quartier. Toutefois, il a été difficile d'obtenir l'attention de l'autre moitié des habitants, a-t-il dit.

"Je suis préoccupé par la situation actuelle .... J'ai été impliqué dans un mouvement pour incorporer des contrôles d'exposition aux rayonnements dans des examens médicaux réguliers dans les écoles", a déclaré Tsubokura.

En ce qui concerne les niveaux internes d'exposition aux rayonnements plus préoccupants dans les premiers jours de la catastrophe nucléaire, les matières radioactives consommées ont déjà été éliminées et la quantité ne peut plus être estimée, a-t-il dit.

"Le point le plus faible de ces examens, c'est que nous ne pouvons pas estimer le montant de l'exposition interne des résidents, immédiatement après (les fusions des coeurs des réacteurs). Et nous n'avons pas été en mesure de mesurer les taux d'exposition à l'iode-131 radioactif" qui a une demi-vie de seulement huit jours, dit Tsubokura. "Ceux là sont perdus à jamais. La seule façon (pour le deviner) est d'utiliser les données de SPEEDI (un système exploité par le gouvernement simulation par ordinateur pour déterminer ou prévoir des dispersions de substances radioactives) pour calculer en utilisant une sorte d'équation d'estimation."

mercredi, janvier 9 2013

Insuffisances cardiaques


Professor: “cardiac insufficiency significantly increased after 311, it wasn’t seen after other great earthquakes”
http://fukushima-diary.com/2013/01/prof-of-tohoku-uni-graduate-school-cardiac-insufficiency-significantly-increased-in-disaster-area-and-it-wasnt-seen-after-other-great-earthquakes/

Un Pr. de médecine : “Les insuffisances cardiaques ont significativement augmenté après le 11-3, ce qui n’avait pas été constaté après les autres grands séismes”

Le Pr. Shimokawa du Département de Médecine Cardiovasculaire de l’Université de Médecine de Tohoku : “Il y a une augmentation significative des insuffisances cardiaques dans les préfectures de Miyagi, Iwate et Fukushima depuis le 11-3 et les raisons n’en sont pas connues. C’était mentionné dans les minutes des 16e rencontres annuelles scientifiques de la Japanese Heart Failure Society qui se sont tenues du 30 novembre au 2 décembre 2012.

L’hôpital de l’université de Tohoku était au milieu de la zone dévastée. Nous avons fait de notre mieux pour rétablir la situation mais nous avons remarque l’augmentation significative du nombre de patients porteurs d’insuffisances cardiaques.

Alors que nous avions une discussion à ce sujet au cours du symposium d’urgence organisé par M. Tei, le président du congrès académique sur les insuffisances cardiaques (2011), l’augmentation des insuffisances cardiaques était en général constatée dans les préfectures d’Iwate et de Fukushima.

L’augmentation des maladies cardiovasculaires telles que l’infarctus aigu, les embolies pulmonaires, la myopathie de Takotsubo, les sévères arythmies, etc., était constatée mais l’augmentation des insuffisances cardiaques n’a jamais été rapportée après les grands séismes du passé. Ce sera un sujet très important des soins médicaux des prochaines catastrophes pour identifier la raison pour laquelle les insuffisances cardiaques ont augmenté après le 11-3.

Les rencontres académiques avaient intitulé leur thème principal “Pour le rétablissement après le 11-3″, le sous-thème était “Comment gérer la pandémie des insuffisances cardiaques“.
(traduction Fukushima Diary)

samedi, janvier 5 2013

Du travail pour les pauvres


"Why Don't You Go to Fukushima I Nuke Plant? Lots of Jobs There...", Says City Official In Charge of Public Assistance for the Poor in Hokkaido
http://ex-skf.blogspot.fr/2013/01/radioactive-post-fukushima-japan-why.html

«Pourquoi n'allez-vous pas à la centrale Fukushima I Il y a beaucoup d'emplois là-bas ...», dit un officiel de la Ville chargé de l'assistance publique pour les pauvres à Hokkaido

Selon Hokkaido Shinbun, c'est ce qu'un bureaucrate de la ville a dit à un homme de 27 ans qui est allé au bureau de l'Hôtel de Ville pour poser des questions sur l'assistance publique parce qu'il ne pas trouvait pas de travail depuis un an, était en retard sur le loyer, survivait avec un seul morceau de pain par jour.

Les fonctionnaires dont le salaire provient de l'argent des contribuables et / ou de l'argent emprunté sur le dos des contribuables (obligations municipales pour les frais généraux) ont dit à ce jeune homme que l'aide n'avait pas été conçue pour des gens comme lui, et qu'il devait se rendre à la centrale Fukushima I de sorte qu'il n'ait pas besoin de recevoir de l'argent public.
(...)

Dissémination


CROOKED CLEANUP: Radioactive waste dumped into rivers during decontamination work in Fukushima
http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201301040058

Nettoyage "bâclé": Des déchets radioactifs jetés dans les rivières pendant les travaux de décontamination en Fukushima
http://gen4.fr/2013/01/asahi-decontamionation-japonaise.html

Un reportage de l’Asahi publié ce jour revient sur des techniques de décontamination Japonaises décidément très particulières : évacuation directe des déchets radioactifs solides dans les rivières proches, effluents liquides distribués dans les égouts ou les fossés, ignorance crasse des consignes gouvernementales sur la récupération des déchets radioactifs… Bienvenue au monde de la décontamination « de marché » !

(...)

Disséminer la contamination radioactive : une simple initiative privée ou, plus grave, l’application de consignes secrètes des autorités Japonaises ?

En réfléchissant au problème, la technique de dissémination des déchets radioactifs est en fait déjà utilisée par les autorités Japonaises qui n’ont pas hésité longtemps avant de disperser les quantités énormes de déchets radioactifs liés à la catastrophe sur l’ensemble du territoire national, avec l’idée – bien entendue légitimement critiquable – que diviser le débit de dose radioactive divisait mathématiquement le danger induit par cette dernière.

En poussant juste un peu plus loin ce raisonnement, rejeter les déchets radioactifs directement dans les fossés, égouts, rivières, fleuves pour les voir se diluer finalement dans les mers et océans entourant le Japon ne feraient finalement que disperser et « diluer » un peu plus le problème du Japon radioactif.

Avec pour différence notable de « mondialiser » un peu plus ledit problème radioactif ; mais si le « monde » n’a pas réagi aux premiers « accidents » de l’histoire nucléaire, pourquoi voulez-vous qu’il réagisse à celui-ci ni à ses successeurs probables tout au moins tant qu’ils se produisent au niveau de pays puissants ?

lundi, décembre 31 2012

Personne, aucun médecin, ne peut le dire


Md. woman sees long-term effects of radiation in Fukushima http://www.wtop.com/46/3176017/Md-woman-sees-long-term-effects-of-radiation-in-Fukushima

Une infirmière voit les effets à long terme des radiations dans la préfecture de Fukushima

(...)

Maeshima a été infirmière scolaire pendant 25 ans au Japon. S'appuyant sur cette expérience, elle a fait du bénévolat depuis environ un an à Mano Elementary School, à Minami Soma City, qui a été forcée d'évacuer après l'accident de la centrale nucléaire. Elle voit une série de problèmes chez les enfants.

(...)

Des conséquences imprévues sur la santé des enfants

Pour protéger les résidents contre les radiations, le gouvernement a mis une limite stricte sur le temps passé à l'extérieur. Beaucoup d'enfants de Fukushima ont été enfermés à l'intérieur pendant plus d'un an.

Des conséquences inattendues de la limitation ont surpris Maeshima pendant un voyage scolaire. Alors que les élèves de l'école élémentaire Mano se dirigeaient vers un établissement à proximité à moins de deux miles de là, elle a remarqué qu'un grand nombre d'entre eux étaient à bout de souffle.

«Leur endurance a diminué nettement», dit-elle.

Après le déjeuner, les élèves ont été ravis de pouvoir jouer au ballon chasseur dans un grand gymnase, mais c'était plus que ce que leur corps pouvait endurer.

«En moins de 10 minutes, trois élèves sont venus à moi me dire qu'ils avaient des étourdissements," dit-elle. "C'est juste du ballon chasseur."

Elle dit que les enseignants ont auront bien du mal à maintenir la santé des enfants à l'avenir.

Les résidents signalent des symptômes étranges

Quelle quantité de rayonnement est nocif pour les humains? Le Japon se pose cette question depuis que la centrale nucléaire de Fukushima a explosé à la suite du tsunami.

Maeshima fait du bénévolat depuis Janvier à l'école primaire dans Fukushima, qui se trouve dans la zone d'évacuation à proximité de la centrale nucléaire détruite. Certaines mères ont dit à Maeshima qu'elles ont perdu des cheveux dans les six mois après l'accident de la centrale et la libération de rayonnements qui en a résulté.

"Leurs cheveux ont commencé à tomber,» dit-elle. «elles étaient presque chauves. Elles m'ont dit qu'elles portaient des perruques."

Un administrateur du bureau de son école, une femme de 26 ans, a indiqué que sa gorge avait commencé à faire mal et ses ganglions lymphatiques avaient commencé à enfler.

Dans les deux cas, les médecins ont dit aux femmes qu'il n'y avait aucun moyen de déterminer si les symptômes ont été causés par les radiations. Mais les femmes ont vu d'autres patients avec des symptômes similaires à un cabinet médical, dit Maeshima.

"Elles ont subi une énorme quantité de stress et les symptômes peuvent être causés par le stress», dit-elle. "Il peut y avoir un impact direct des radiations, mais personne, aucun médecin, ne peut le dire."

Maeshima termine son séjour en Mars 2013. Elle dit que des dons de partout dans le monde ont aidé les victimes.

«J'ai vu des piles de livres qui arrivent ou des livres de bibliothèque ou du matériel pédagogique (qui) sont arrivés", dit-elle.

Ils contribuent à ce que Fukushima reconstruise ses écoles et tente d'avancer.

jeudi, décembre 27 2012

Troubles cardiaques chez les élèves


73 students required to have detailed examination of heart in Toride city Ibaraki, “2.6 times much as last year”
http://fukushima-diary.com/2012/12/73-students-required-to-have-detailed-examination-of-heart-in-toride-city-ibaraki-2-6-times-much-as-last-year/

A Toride, dans Ibaraki, 73 élèves nécessitent un examen cardiaque approfondi : 2,6 fois plus que l’an dernier

3 associations de la ville de Toride dans la préfecture d’Ibaraki ont publié que le nombre d’élèves d’écoles élémentaires et junior high school devant subir un examen cardiaque détaillé a rapidement augmenté depuis l’an dernier.
1 655 élèves (en première classe d’école élémentaire et de junior high school) ont subi un examen physique de leur cœur au mois de mai, comme chaque année.

Au bilan, 73 élèves ont reçu l’ordre de subir un examen approfondi. Il n’y en avait eu que 28 en 2011.
Concernant les élèves de junior high school, on est passé de 17 à 55, soit plus de 3 fois plus que l’an dernier.
8 élèves ont été diagnostiqués avoir le syndrome du QT long qui provoque des morts subites. En 2011, il n’y en avait eu que 2 et seulement 1 en 2010. 24 élèves ont révélé avoir une maladie cardiaque, par le passé il y en avait eu 21 en 2011 et 9 en 2010.

Le maire de Fujii a déclaré qu’il voulait penser à prendre des mesures concernant les résultats des contrôles et sur leur fiabilité.
(Traduction Fukushima Diary)

samedi, décembre 22 2012

Conscription


(Column) Why Fukushima Diary reports Japanese political situation that has drifted to the right
http://fukushima-diary.com/2012/12/column-why-fukushima-diary-reports-japanese-political-situation-that-has-drifted-to-the-right/

(Édito) Pourquoi le Fukushima Diary rapporte que la situation politique du Japon a viré à droite

Parmi les gens qui se sont inquiétés de la radioactivité, la plus grande inquiétude est la conscription pour l’instant.
Ceci peut sembler difficile à comprendre pour les non-japonais mais c’est le plus gros problème pour les japonais.

Sur les 12 000 travailleurs que Tepco prévoyait de rassembler, seulement 4 000 sont venus travailler en 2012. La pénurie est grave. Lorsque le gouvernement relancera d’autres centrales, ce deviendra encore plus grave. (cf. (Édito) Quelle est l’étape suivante pour l’accident de Fukushima ?)

Depuis le 11-3, le gouvernement japonais a essayé de disperser les matières radioactives de différentes façons, augmentant la limite de sécurité alimentaire, dispersant les débris à incinérer, diffusant la propagande du “soutien en mangeant”.

Pour se protéger eux-mêmes et leurs enfants, les gens analysent leur nourriture et manifestent contre les autorités municipales. Certains ont fui le Japon. Le Fukushima Diary a soutenu tous ces types d’actions.

La conscription va ruiner tous ces efforts.

La conscription est le probable système qui va forcer les japonais à aller à Fukushima.

Quelle que soit la tâche, ça affectera significativement votre santé quelles qu’aient été les précautions prises antérieurement sur la nourriture, l’eau, le lieu de vie, etc.. En plus, ça va affecter les gens ayant évacué hors du Japon.

Légalement, le ministère des Affaires Étrangères peut ordonner à tout possesseur de passeport de le rendre à l’ambassade japonaise. Donc, même si vous avez un visa, genre visa de travail, visa prolongé, droit de résidence permanente, l’autorité peut vous retirer tous vos droits d’être en dehors du Japon.

En bref, la conscription peut nous exposer tous par la force.

Le LDP, le parti de la droite, a connu une victoire écrasante à ces élections et ils se préparent à amender la constitution pour leur permettre de monter une armée et des conscriptions. (cf. (Édito) 3 raisons d’arrêter d’aimer le Japon)

Parmi les gens inquiets de la radioactivité, pratiquement aucun n’anticipe pas l’arrivée des conscriptions. Toutefois, aucun des médias étrangers n’en parle.

Le Fukushima Diary a couvert la situation de la centrale, la contamination du sol, de l’océan, de la nourriture, des manifestations, etc. A présent, la conscription devient la menace la plus sérieuse pour les gens parce qu’elle peut leur fermer même toute possibilité d’évacuation. C’est pourquoi le Fukushima Diary rapporte la situation politique, y compris les querelles avec les pays voisins qui peuvent servir d’excuse au gouvernement pour amender la constitution.

(Traduction Fukushima Diary)

mercredi, décembre 19 2012

Mélanger et diluer la radioactivité

Professor: Japan’s radioactive crops being shipped to cleaner areas and mixed into food supply? (VIDEO)
http://enenews.com/professor-japans-radioactive-crops-shipped-clean-areas-mixed-food-supply-video

Professeur: Les récoltes radioactives sont-elles transportées vers des zones plus propres et mélangées à l'approvisionnement alimentaire?

At 11:45 in

Dr. Jeffrey Patterson, President, Physicians for Social Responsibility: comment peuvent-ils planter des céréales ici (près de l'accident de Kystym en Russie), c'est trop radioactif?
L'homme répond: "oh nous prenons les récoltes de cette zone, nous les transportons dans des zones où il n'y a pas de radiations et nous les mélangeons." (...)

Et je parie tout ce que vous voulez que c'est ce qui arrive au Japon aujourd'hui.

mardi, décembre 18 2012

Vademecum nucléaire

Vademecum nucléaire
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/gm-documents/Vademecum-nucleaire-V2a.pdf

Voici quelques fiches élémentaires concernant la radioactivité.
Ce n'est pas un cours sur la radioactivité ni sur la radio-protection.
Je le vois comme quelques fiches qu'on peut consulter quand on a besoin d'une précision sur tel ou tel point.
J'espère qu'il permettra à chacun de mieux comprendre les différentes informations venant de Fukushima ou de Tchernobyl et leurs conséquences..

J'ai utilisé comme références principales:
Le livre de Vladimir BABENKO : « Après l'accident atomique »
L'exposé de Bruno CHAREYON, dans le numéro n° 54 du Bulletin de la CRIIRAD.
B. Chareyon est ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD
(Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité).
Avec l'aimable autorisation de la CRIIRAD (www.criirad.org).

Georges Magnier - Médecin généraliste retraité
http://www.vivre-apres-fukushima.fr

Merci à mes attentifs relecteurs.

Ce texte est libre de droits – copie et diffusion sont encouragés.

lundi, décembre 17 2012

Choquant

“Shocking”: Officials make it mandatory to use Fukushima rice in school lunches http://enenews.com/shock-officials-make-mandatory-fukushima-rice-school-lunches

"Choquant": Les officiels rendent obligatoire l'utilisation du riz de Fukushima dans les repas scolaires

Ian Thomas Ash @ DocumentingIan

Fukushima prévoit d'utiliser du riz local dans les cantines scolaires obligatoires (!). Demain, je vais participer à un débat sur ​​cette question sensible à la mairie.
16 décembre 12

Ian Thomas Ash @ DocumentingIan

A Fukushima City Hall w / M. Shibuya pour décider si le riz local sera utilisé dans les cantines scolaires à partir de janvier.
Pic.twitter.com/4d7R7QAL
17 décembre 12

Ian Thomas Ash @ DocumentingIan

Sans les membres du public présents, l'assemblée décide d'utiliser du riz de Fukushima dans les cantines scolaires obligatoires pour le mois suivant. Choquant.

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